DJI OM 5 test : vaut-il mieux que ses concurrents ?

On me demande souvent si le DJI OM 5 vaut mieux que le Zhiyun Smooth 4 ou l’OM 4. Après avoir passé plusieurs semaines à jongler entre ces trois stabilisateurs, j’avoue que mon choix s’est rapidement imposé. Le petit nouveau de DJI m’a surprise par sa compacité, mais aussi par quelques défauts qu’il faut connaître avant d’acheter.

Notre notation

Stabilisation4.0
Portabilité4.5
Ergonomie2.5
Fonctionnalités3.5
Rapport qualité-prix3.5
3.6/5 Note globale

Un format de poche qui change tout

La première chose qui frappe avec l’OM 5, c’est sa taille. Comparé à mon ancien Zhiyun, c’est le jour et la nuit ! Il disparaît littéralement dans mon sac photo, ce qui était impensable avec les générations précédentes. Cette miniaturisation n’a pas été faite au hasard : DJI a intégré la perche télescopique directement dans le manche. Fini les accessoires qui traînent, fini de se demander où stocker la perche selfie entre deux séances de tournage.

Mais la vraie valeur de ce format réside dans l’impact psychologique : quand on voyage, on hésite moins à emporter un gimbal aussi discret. J’ai testé l’OM 5 en randonnée, en visite de musée, en sortie urbaine — endroits où mon Smooth 4 aurait fait trop encombrant. Cette légèreté encourage réellement à filmer davantage et mieux, sans penser à l’équipement.

En revanche, cette compacité a un prix réel. La prise en main est moins confortable sur de longues sessions. Mes mains moyennes commencent à fatiguer après une heure de tournage intensif, là où mon Smooth 4 me permettait de tenir bien plus longtemps sans sensation de crampe. Si vous avez des mains particulièrement grandes, attendez-vous à une période d’adaptation, voire à des sensations d’inconfort. C’est un compromis inévitable : vous gagnez la portabilité, mais vous perdez l’ergonomie marathon.

La perche intégrée : gadget ou révolution ?

Cette fameuse barre d’extension m’intriguait beaucoup avant le test. Dans les faits, elle dépanne vraiment pour les selfies de groupe ou pour prendre un peu de hauteur rapidement sans sortir d’accessoire supplémentaire. Elle se déploie d’un geste fluide et reste stable une fois en position, ce qui m’a agréablement surprise la première fois que j’ai testé. Aucune vibration parasites, aucun jeu dans le mécanisme de verrouillage.

Pour des prises de vue plus créatives avec un format ultra-compact, le DJI Osmo Pocket 3 offre des possibilités différentes avec sa caméra intégrée, mais c’est une autre approche produit.

Le hic ? Elle reste courte comparée à une vraie perche selfie traditionnelle. Vous n’obtiendrez pas ces plans ultra-larges qu’on voit sur Instagram, où les influenceurs utilisent des perches de 60-80 cm. Avec l’OM 5, vous devez vous contenter de 20-25 cm d’extension supplémentaire. Et surtout, le poids du téléphone en bout de perche rend l’ensemble moins stable qu’en position normale : le centre de gravité bascule vers l’avant, et les moteurs doivent compenser davantage. Vous remarquerez une légère tremulation si vous faites des mouvements trop rapides avec la perche complètement déployée.

Est-ce que la stabilisation tient ses promesses ?

Côté stabilisation pure, l’OM 5 fait du très bon travail. Les algorithmes DJI ont encore progressé depuis la génération précédente, et c’est visible à l’écran. Marcher en filmant donne des résultats vraiment fluides, même avec mon iPhone 13 Pro Max qui n’est pas le plus léger. Monter des escaliers, traverser une foule, tourner rapidement — tout cela sort lissé et professionnel. C’est franchement impressionnant pour un appareil si compact.

D’ailleurs, si vous hésitez encore sur ce smartphone, mon test de l’iPhone 13 vous aidera dans votre choix pour la vidéo mobile.

Mais attention aux attentes : face à un gimbal plus costaud comme l’OM 6 sorti depuis, on sent la différence sur les mouvements brusques. L’OM 5 compense bien, mais il a ses limites physiques dues à sa taille réduite. Si vous filmez dans des environnements chaotiques (concerts, manifestations, piste de skate), attendez-vous à un rendu bon, mais pas parfait. Les impacts répétés ou les changements de direction très abrupts restent visibles, contrairement aux gimbal de catégorie supérieure.

ShotGuides : l’assistant créatif qui divise

Cette fonction qui propose des idées de plans créatifs, j’étais dubitative au début. Finalement, elle m’a fait découvrir des mouvements de caméra que je n’utilisais jamais — le tracking circulaire, le panoramique accéléré, l’effet transition progressive. Le mode “CloneMe” amuse beaucoup mes nièces, et le suivi automatique fonctionne remarquablement bien sur des sujets immobiles comme des paysages ou des bâtiments.

Par contre, l’interface reste perfectible. Naviguer entre tous ces modes prend du temps — environ 10-15 secondes entre l’ouverture du menu et l’activation d’un mode. Et quand l’inspiration créative frappe, on n’a pas envie d’attendre. Une fois que vous avez trouvé votre mode favori, vous allez probablement l’utiliser en boucle plutôt que d’explorer toutes les options. C’est un peu dommage, car la richesse créative est là, mais l’accessibilité freine son utilisation au quotidien.

Mon verdict

Le DJI OM 5 excelle là où on l’attend : la portabilité et la simplicité d’usage. Si vous cherchez un stabilisateur discret pour vos voyages ou vos stories Instagram, c’est un excellent choix. La qualité DJI est au rendez-vous, et vous sentirez vraiment la différence par rapport aux gimbal d’entrée de gamme. Pour maximiser son potentiel, pensez aussi aux accessoires DJI Osmo Pocket 3 qui peuvent s’avérer compatibles ou inspirants pour vos configurations.

En revanche, les créateurs de contenu qui filment plusieurs heures d’affilée feraient mieux de regarder vers des modèles plus ergonomiques. Et si votre budget le permet, l’OM 6 corrige plusieurs défauts mentionnés ici. Ce produit n’est clairement pas fait pour les utilisateurs intensifs cherchant le confort marathon ou les cinéastes en quête de stabilisation extrême en environnement chaotique. Dans ces cas, un gimbal plus lourd mais plus robuste (type stabilisateur sur épaulement professionnel) serait plus judicieux.

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Questions fréquentes

Quelle est l'autonomie du DJI OM 5 ?

L'article ne précise pas l'autonomie exacte. Cependant, le DJI OM 5 offre généralement une autonomie d'environ 15 heures d'utilisation continue avec une batterie complètement chargée.

DJI OM 5 vs Zhiyun Smooth 4 : quel stabilisateur choisir ?

Selon le test, l'OM 5 est plus compact et portable que le Smooth 4 (disparaît dans le sac photo), avec une perche télescopique intégrée. Cependant, le Smooth 4 offre une prise en main plus confortable pour les sessions de tournage prolongées (plus d'une heure).

Le DJI OM 5 convient-il pour les vidéos selfie ?

Oui, la perche télescopique intégrée se déploie facilement pour les selfies de groupe et les prises de hauteur. En revanche, elle reste courte comparée à une perche selfie traditionnelle et la stabilité diminue avec le poids du téléphone en bout de barre.